Mois: avril 2018

France – Artistes-interprètes : l’Adami entre dans une nouvelle ère

De nouveaux services répondent d’ores et déjà aux attentes des artistes, souligne l’Adami : priorité à la présence internationale, gestion des droits transparente et dématérialisée (accès permanent à leur compte en ligne, optimisation de leurs revenus…), nouveaux programmes de financement des projets artistiques, support juridique et professionnel tout au long de leur carrière, canaux de communication adaptés à la mobilité…

Création d’EMMA, alliance paneuropéenne des managers d’artistes

L’association se concentrera sur trois sujets spécifiques : tout d’abord les licences et la rémunération équitable des artistes, considérant que les labels agissent de plus en plus comme des « partenaires des droits » plutôt que comme « titulaires de droits ». L’alliance estime « vital que ces changements fondamentaux soient reflétés dans les négociations sur les licences, et que les partenariats commerciaux avec les fournisseurs de services numériques soient aussi transparents et ouverts que possible. »

Les politiques publiques sont un autre axe prioritaire pour EMMA qui souhaite que l’adoption de cadres légaux paneuropéens et discussions politiques implique une plus grande participation des artistes et de leurs représentants, y compris les débats actuels sur la propriété intellectuelle, a fiscalité, la réforme du droit d’auteur et le Brexit.

Transformation digitale : oubliez un peu les outils et concentrez-vous sur la culture ! –

La transformation digitale d’une entreprise ne dépend ni des outils, ni de la nomination d’une personne dédiée. C’est avant tout une question d’acculturation globale de l’entreprise, d’humain, une fois de plus !

S’il est un concept qui noircit à longueur de temps les agendas des comités de direction des entreprises (comme des administrations d’ailleurs), c’est celui de la transformation digitale.

Comment évoluer et s’adapter à cette lame de fond numérique qui a renversé la table en l’espace de quelques années entre l’ancien monde sagement codifié et le nouveau monde où la connectivité est permanente, la vitesse le mot d’ordre et l’agilité la posture.

Nombreuses sont les organisations à s’être attelées à la tâche pour ne pas sombrer ou perdre du terrain, mais en confondant souvent les priorités et les illusions. Et si l’humain et la culture étaient d’abord les clés de toute transformation digitale effective ?

France : La publicité débarque dans les théâtres

Dix-sept salles de théâtres, dont douze à Paris vont désormais proposer de la publicité à leurs spectateurs, comme au cinéma.

L’agence ODW Régie, à l’origine de ce projet explique cette nouveauté : « Notre offre répond à deux problèmes des théâtres : un, comment faire la promotion de leurs propres spectacles, deux, comment pallier la baisse des financements, notamment publics » Un écran géant sera installé dans ces théâtres, qui partageront les recettes avec les théâtres.

Quatre minutes d’annonces publicitaires seront proposées avant chaque spectacle ; deux minutes de publicité classique et deux minutes de promotion de spectacle. « L’idée est de ne pas gêner le spectateur, tout en lui offrant de quoi patienter. Le théâtre est un lieu prestigieux, et nous proposerons uniquement des annonces nationales plutôt haut de gamme : voitures, bijou, parfumerie…«

[Communiqué] Spotify et Live Nation lancent une série de concert inspirés de playlist

Spotify et Live Nation poursuivent leur partenariat avec une nouvelle offre au Royaume-Uni : une série de concerts inspirés de la playlist Who We Be, qui répertorie les meilleurs sons urbains britanniques et est suivie par plus de 250 000 personnes. Première date le 14 juin.

Après avoir lancé en Juin 2017, une série de concerts inspirés par la playlist RapCaviar aux Etats-Unis, Spotify propose cette expérience inédite au Royaume-Uni.

Les Éditions XYZ – La misère des niches – Alain Brunet

Chroniqueur de musique depuis 35 ans, je n’ai jamais observé un problème d’une telle ampleur. J’ai donc entrepris l’écriture de cet essai, sorte de reportage mammouth sur la détérioration dramatique des conditions imposées aux musiciens à l’aube de l’ère numérique. Les artistes évoluent désormais dans un écosystème dominé par les nouveaux monopoles de l’internet. Depuis le début des années 1990, cette “misère des niches” se retrouve dans toutes les communautés musicales, à l’exception d’une poignée de superstars multimillionnaires et de quelques heureux élus des institutions. Cette détérioration s’étend bien au-delà de la musique ; les arts en général, l’information, les sciences, l’éducation sont tous fragilisés et menacés. » A. BRUNET