France – Niveau sonore des concerts : un décret qui fait du bruit

Le dispositif est lourd : affichage en continu des niveaux sonores, archivage pendant six mois, afin de parer aux litiges et de répondre aux contrôles a posteriori. Mais comment s’y prendre ? Et comment exiger des grosses productions internationales en tournée de modifier tout leur système de son en passant nos frontières ? « C’est une gifle à l’expression de la musique sur le territoire français », s’insurge Michel Pilot, secrétaire général de la Chambre syndicale des lieux musicaux, festifs et nocturnes (CSLMF).

Autre durcissement du dispositif, le temps de mesure. « En Belgique ou en Suisse, le niveau permis, 100 DbA, est mesuré sur 60 minutes depuis la console de façade, explique Jean-Paul Roland. En France ce sera sur les 15 minutes les plus bruyantes, en tout points accessibles, rendant impossible toutes moyennes acceptables, ce que pratiquaient les bons ingénieurs du son. Or, dans certaines esthétiques, aller au concert, c’est aussi habiter physiquement la musique ». Pire : pour respecter le seuil des 118 dBC, il faudrait, selon Béatrice Macé, directrice des Transmusicales de Rennes « baisser encore celui des dBA, et cela constitue une menace d’altération du message artistique », rayant de la carte les concerts de dub, de rap ou de musiques électroniques. « Cela peut être perçu comme une censure », remarque Angélique Duchemin. Comment normaliser ce qui peine à l’être ?

Source: www.tplmusique.org

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s