LE BLUES DES ARRANGEURS

Ils sont «les béquilles des compositeurs infirmes», ceux qui habillent les compositions de cordes, de chœurs, de percussions. Mais aujourd’hui, les musiciens ont tendance à travailler seuls, et le métier d’arrangeur se meurt.

«Les vrais arrangeurs avec partition, crayon et gomme, y’en a quasiment plus. A partir des années 20 et pendant un demi-siècle, ils ont écrit, à la note près, les orchestrations auxquelles musiciens et chanteurs devaient se conformer le jour de l’enregistrement. Mais à la fin des années 70, ce pouvoir s’est renversé.»

Alors qu’ils occupaient naguère trois spécialistes avec des compétences distinctes, l’arrangeur, le preneur de son et le réalisateur (le directeur artistique du projet) ne font souvent plus qu’un. «Nous devons produire de plus en plus vite avec de moins en moins d’argent, déplore Rémy Galichet. Il devient même difficile d’avoir des musiciens en studio. Nous devons faire des compromis, et se contenter d’un quatuor où l’on rêvait d’un grand orchestre. Pourtant, on aura toujours besoin de nous : arranger un quintette à cordes ou une petite chorale, ça demande un savoir-faire.»

Les modes étant cycliques, le retour des orchestrations fastueuses n’est pas exclu… mais l’époque n’est pas propice. «C’est l’ubérisation de la musique», résume Jean-François Berger. 

Article complet de Next.Liberation.fr : https://next.liberation.fr/musique/2019/03/08/le-blues-des-arrangeurs_1713905

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