Vu de France – Les gens qui achètent encore des CD : qui sont-ils, quels sont leurs réseaux ?

Le CD, dépassé ? Anachronique dans le monde des comptes Spotify, il représente toujours l’essentiel des ventes physiques.

N’en déplaise à Kanye, ce serait pourtant une grossière erreur d’enterrer le CD trop vite : il représente toujours l’écrasante majorité des ventes physiques, et le vinyle n’est pas près de le détrôner. On vous rebat les oreilles avec le fameux « retour du vinyle » ? Méfiez-vous : les 33 tours ne représentent que 19 % du marché physique français en 2018 avec environ 3 millions d’unités vendues (chiffres GFK, institut d’audit marketing) et 48 millions d’euros de part de marché (sur 256 millions d’euros pour le marché physique).

Même si ces rapports ont quintuplé « en valeur comme en volume » depuis 2014, ils représentent une somme dérisoire face au stock de CD qui s’écoule chaque année : 24 millions d’unités vendues en 2018 – en clair, le vinyle représente un cinquième du gâteau en revenus, et un disque vendu sur neuf en volume ; encore plus clair : le CD n’a pas dit son dernier mot.

« Pour quelqu’un qui a toujours acheté ses CD dans la grande distribution, le vinyle c’est un truc de bobo parisien – et c’est d’ailleurs comme ça que c’est vendu, analyse Sophian Fanen. Considérer que l’industrie fera la bascule et ne vendra plus que ce support physique à terme, c’est calquer une pratique marginale sur celle de la majorité. »

Meilleure vente 2018 (et de loin) Mon pays c’est l’amour de Johnny Hallyday s’est écoulé à 1,7 million d’exemplaires, parmi lesquels 80 000 vinyles pour 1,4 million de CD. Le reste est constitué d’une proportion négligeable de téléchargements payants, pratique de consommation qui tombe en désuétude (cf. la fin d’iTunes), et qui ne représentant guère que 5 % du gâteau total des revenus musicaux en 2018 ; ainsi que d’environ 300 000 ventes calculées en « équivalent streaming », comptage en vigueur depuis 2016 évalué sur la base de « 1 500 écoutes en streaming = 1 vente d’album ».

« Les artistes de tous les horizons vendent des CD »

Vous auriez tort de penser que ça ne concerne que les artistes de la génération de vos parents, voire grands-parents. « Les artistes de tous les horizons vendent encore du CD, décrypte une source au SNEP. Si le dernier album de Mylène Farmer s’est vendu à plus de 200 000 exemplaires, dont 93 % en physique, les artistes de musiques apparentées ‘urbaines’ écoulent également des CD : cette année, le physique a représenté 52 % des ventes de Maître Gims, 44 % de celles d’Angèle, 28 % de celles d’Orelsan ou 23 % de celles de Dadju. » Ce n’est pas rien.

Détails et analyse sur le site de Konbini : https://www.konbini.com/fr/musique/les-gens-qui-achetent-encore-des-cd-qui-sont-ils-quels-sont-leurs-reseaux



Catégories :Musique enregistrée

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