Outremer : la musique classique peine à franchir les océans

Orchestres, opéras et musique classique : l’éloignement géographique des territoires ultramarins les isole également culturellement. Les arts locaux ont longtemps pris le pas sur la culture européenne. Mais depuis quelques années, la volonté d’accéder au classique semble se dessiner outremer.

Selon Daniel Carcel qui a été le directeur de l’agence de promotion et de diffusion des cultures outremers, jusqu’en 2017, la culture ne fait pas partie des priorités des collectivités locales, qui se concentrent davantage sur les questions de sécurité ou d’économie. « Les artistes souffrent de l’éloignement – ce qui n’est pas simple pour montrer son travail -, du manque de soutien local en termes de formation et d’aide à la création, et pâtissent de la fragilité des structures outremer. Alors ils se débrouillent avec ce qu’ils ont sur place. Et parfois, ce qu’ils ont, ce n’est pas grand-chose », regrette-t-il.

Selon l’ancien directeur de l’agence de promotion et de diffusion des cultures des outremers, trop de portes sont aujourd’hui fermées aux échanges. Et ce notamment depuis la France métropolitaine. « Les outremers accueillent des artistes métropolitains par le biais de programmations avec des structures de diffusion ou des festivals. Mais il n’existe pas de réciprocité », explique-t-il. Ainsi, la plupart des artistes ultramarins doivent quitter leur territoire pour vivre de leur art et s’organisent en hexagone pour pouvoir créer et se produire. Mais le manque de réseau est parfois un frein.

De la Nouvelle-Calédonie aux Antilles, en passant par la Guyane et la Polynésie, tout le monde le confirme : le manque culturel disparaîtra grâce aux passerelles entre les genres. Mais aussi et surtout celles entre les territoires. Le cheval de bataille de Fabrice di Falco et Julien Leleu : arriver à un métissage parfait en France, dans toutes les institutions, à l’image de ce qu’est vraiment la population. « On ne doit plus se demander si un artiste est métropolitain, Réunionnais, Guyanais, etc. on doit connaître et reconnaître son talent. Le valoriser et l’intégrer au même niveau que tous ses autres collègues », martèle le président du concours Voix des outremers. Un combat qui pourrait aussi être mené bien au-delà de la musique classique.

Article très détaillé de France Musique : https://www.francemusique.fr/actualite-musicale/outremer-la-musique-classique-peine-a-franchir-les-oceans-75109



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