Québec : Regard sur les retombées d’un festival qui n’a rien perdu de sa pertinence – MUTEK, l’agent de changement (source Le Devoir)

C’est absolument incroyable, l’impact que cet événement a eu sur le développement de nos carrières. Et, avec tous les autres festivals qui ont tenté de faire leur place au cours des dernières années, c’est tout aussi incroyable que MUTEK soit encore là, toujours aussi à l’avant-garde et curieux. Pendant vingt ans, le festival a gardé le cap tout en résistant à ces commanditaires majeurs qui ont transformé [l’âme] de plein d’autres festivals du genre. »

L’une des forces du festival, c’est le réseau de contacts qu’il s’est bâti au fil des ans, des amitiés qui se sont développées et qui, aujourd’hui encore, profitent aux artistes émergents, estime le compositeur Guillaume Coutu-Dumont, qui présentera le 25 août la première de son nouveau projet baptisé Auflassen. « La première tournée que j’ai faite en Europe, c’est grâce à MUTEK. »

« Je pense que MUTEK a été un tremplin pour l’ensemble des carrières des artistes locaux, estime Marc Leclair, contacté à Berlin pendant sa tournée européenne. 

En vérité, le 20e anniversaire est tout aussi important que le seront les suivants. En cette année du 50e de Woodstock, on tient un peu pour acquis les anniversaires des grands rassemblements de musique « pré-électronique », rock, jazz, folk, etc. Or, souligner le 20e d’un festival consacré aux musiques électroniques de pointe est, ici comme en Europe, quelque chose d’inédit sur cette scène relativement jeune et longtemps restée dans l’underground.

Ainsi, les deux décennies du défrichage musical accompli par MUTEK sont d’autant plus méritoires qu’à l’origine peu de gens croyaient au concept d’un tel événement : « Je me rappelle qu’au début, ceux qu’on tentait de convaincre de nous appuyer dans notre projet avaient cette perception, par ailleurs assez répandue à l’époque, que la musique électronique allait être un phénomène passager », dit Mongeau.

Solidifié par les éditions internationales de MUTEK (à Mexico, San Francisco, Tokyo, Barcelone, Buenos Aires et Dubaï), le vaste réseau de contacts qui a tant fait pour les carrières des représentants de la première vague de créateurs québécois et canadiens sert aujourd’hui les artistes de la relève en musique électronique d’avant-garde, une relève de plus en plus féminine, comme la compositrice et DJ Gene Tellem qui, après le concert qu’elle donnera le 24 août, ira pour la première fois à la rencontre du public brésilien en septembre.

Suite de l’article de Philippe RENAUD dans Le Devoir : https://www.ledevoir.com/culture/arts-visuels/560734/mutek-l-agent-de-changement



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