L’industrie musicale est comme un archétype de l’économie en général : elle est devenue de plus en plus mondialisée et « winner-takes-all ».

La musique est une industrie qui tend de plus en plus vers le principe du « winner-takes-all ». La part des revenus de concerts des artistes dans le premier percentile de revenu est passée de 26% en 1982 à 60 % en 2018. Le top 5 % amasse 85 % de tous les revenus de spectacles.

La chance joue un très grand rôle dans l’industrie musicale. Les différences de talent musical entre les superstars et les artistes moyens sont très minces. La popularité d’une chanteuse est imprévisible et peut parfois n’être attribuée qu’à un processus de transmission sociale plus ou moins aléatoire, voire chaotique. Ce processus a d’ailleurs été documenté par des études scientifiques.

Des 2591 artistes ayant enregistré un tube figurant au Top 100 depuis 1960, seulement 40 % ont réussi à en avoir un second. Pour le Top 10, seulement 22 % des 490 artistes sont parvenus à en avoir un deuxième.

Néanmoins, l’artiste la mieux rémunérée en 1801, Elisabeth Billington, fait entre un et 1,5 millions de dollars ajustés de l’inflation ; soit moins de 2 % des 105 millions de dollars gagnés par Beyoncé en 2017. Une bonne partie de cette hausse de rémunération peut être attribuée à la mondialisation de la musique et à l’amélioration des technologies permettant de la vendre.

Du côté des maisons de disques, pour 10 albums lancés, seulement un ou deux sera rentable en moyenne. Ces albums doivent couvrir les pertes des huit ou neuf autres avant que l’entreprise puisse faire le moindre profit.

L’industrie musicale se caractérise par l’existence d’une offre très importante. Nombreux sont les artistes talentueux qui aimeraient faire carrière, attirés par le mode de vie et la célébrité procurés par ce métier. Avant de devenir populaires, les musiciens et chanteurs ont très peu de pouvoir économique et sont très vulnérables financièrement du fait d’une concurrence très importante au bas de l’échelle.

Beaucoup d’appelés et très peu d’élus donc…

Le plus intéressant dans The Song Machine est de lire l’histoire d’artistes tels que les Backstreet Boys, Britney Spears, Rihanna et Katy Perry, qui sont tous passés à un cheveu de ne jamais connaître le moindre succès, mais qui grâce à la chance et quelques revirements de situation, ont réussi à émerger. De nombreux producteurs expérimentés sont carrément passés à côté d’eux et ont plutôt misé sur des artistes qui sont allés nulle part.

Je soupçonnais l’existence de ces hit factories, mais je ne pensais pas que ce phénomène était si dominant et je n’avais jamais entendu parler de Max Martin, un personnage fascinant.

Dans Rockonomics, on réalise que l’industrie musicale est comme un archétype de l’économie en général : elle est devenue de plus en plus mondialisée et « winner-takes-all ».

Article plus détaillé dans CONTREPOINTS auteur Le Miniarchiste : https://www.contrepoints.org/2019/09/18/353766-industrie-musicale-la-fabrique-des-tubes



Catégories :Infos générales, Réflexion

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