France : Etat des lieux du marché de la musique indépendante

La quatrième édition du Marché des Labels Indépendants arrive à grands pas ! En écho à nos focus labels, nous nous sommes intéressés à l’envers de cette scène sémillante en interrogeant plusieurs professionnels du secteur. 

Si la majeure partie du marché de la musique est absorbée par un petit nombre de majors selon le principe de l’oligopole à franges, sa véritable richesse est portée, souvent à bout de bras, par les labels indépendants. Pour Alexandre Chilton Ximenesdu label Requiem pour un Twister : « L’ADN d’un label indépendant me semble être surtout de témoigner de la vivacité de scènes, de sortir de la musique qui pourra encore être écoutée dans vingt ans. »

On reconnaît un label indé à sa philosophie et à sa capacité à prendre des risques. Hélène Peruzzaro, instigatrice du Marché des Labels Indépendants, le résume d’ailleurs ainsi : « Un label indépendant, c’est un état d’esprit, c’est défendre une certaine idée de la musique : produire des œuvres singulières et de qualité, lutter contre l’homogénéisation et le consumérisme portés par les grands groupes techs et majors dont le seul but est de faire de l’argent rapidement. » 

A priori réunis dans le rejet de l’appétence libérale propre aux majors, les labels indé ont comme points communs une relative fragilité logistique et financière, et l’ambition de proposer une offre musicale alternative par rapport à la musique commerciale. Pour autant, en tant qu’acteurs d’un marché, ils n’échappent pas aux logiques mercantiles.  Comme le disait Jérôme Ghern à l’occasion d’une autre interview sur son label Roy Music : “ Nous avons les mêmes problématiques que n’importe quelle entreprise de production. La passion ne fait pas de nous des mécènes. Il nous faut des succès. » On imagine bien que la réussite d’artistes reconnus comme Forever Pavot ou La Femme permet à Born Bad Records de représenter des groupes comme Crash Normal, un duo garage absolument génial mais – encore – confidentiel.

Une constatation qui fait écho chez Alexandre : « Vendre 500/1000 disques permet d’envisager de nouvelles sorties. Il nous faut des « têtes d’affiche » pour porter le catalogue et arriver à les conserver ! » ​ 

Suite de l’analyse : Un marché protéiforme, Un marché concurrentiel, Un marché dévoué aux artistes, Un marché indispensable mais peu valorisé, Un marché sexiste, …..
A lire dans A Nous Paris : https://www.anousparis.fr/a-ecouter/etat-des-lieux-du-marche-de-la-musique-independante/


Catégories :Infos générales, Musique enregistrée, Spectacle vivant

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