France : LES LABELS, UNE ESPÈCE EN VOIE D’EXTINCTION ? LES PRISES DE RISQUE SONT-ELLES ENCORE POSSIBLES ?

Les labels sont en mutation et prennent des voies différentes en fonction de leurs convictions ou des esthétiques qu’ils défendent. Certains revoient leur modèles économiques en confiant de nouvelles responsabilités aux artistes, quand d’autres investissent leur trésorerie. Le numérique a fait baisser les coûts de production mais le secteur est toujours à la recherche d’un mode de rémunération plus juste, selon par exemple l’approche « User-Centric » prônée par un certains nombre d’acteurs.

Vers une évolution des contrats ?

Actuellement, 3 types de contrats prédominent dans le secteur de la musique enregistrée.

  • >> Le contrat d’artistes lie l’artiste à son producteur pour les frais liés à la production, la fabrication, la promotion et la distribution. L’artiste interprète est rémunéré sous forme de royalties (entre 5 et 10%).
  • >> Le contrat de distribution lie le producteur à une société de distribution et permet la mise en place des disques en magasin et ou sur des plateformes numériques.
  • >> Et enfin, le contrat de licence lie un producteur à un label qui va licencier l’exploitation du master au producteur sur une période donnée en assumant les couts de promotion et de fabrication.
    (source : d1management.com)

Selon Quentin Gauvin de Fvtvr/Believe, c’est ce dernier contrat qui est remis en question : « Le contrat d’artistes devrait demeurer car toute une frange d’artistes n’ont pas les capacités, le temps, l’envie ou les moyens d’être autonomes sur la production, la fabrication et la promotion de leur musique. Par contre une large part d’entre eux se tourne directement vers une solution de distribution qui leur permet de rester maitre de leur master et donc de conserver une grosse majorité des royautés en s’entourant de partenaires externes (promo, marketing). Même les majors se mettent aujourd’hui à signe ce type de deal parfois en internalisant les services externes et en le répercutant dans le taux. Mettre de la musique en ligne et accessible à tous, c’est désormais facile. Par contre pour qu’elle ait une audience, il faut travailler sa visibilité sur les plateformes (via les pitchs aux équipes « éditos » des stores de streaming => travail du distributeur) et son audience digitale (réseaux sociaux => travail de l’artiste ou du label). Développer son audience sur Spotify, Deezer et les plateformes numériques, c’est une nouvelle compétence que les labels doivent obligatoirement intégrer aujourd’hui. Certains artistes peuvent avoir une autonomie sur le digital et la gestion de leurs réseaux sociaux mais ce n’est pas le cas de tous. L’expertise et accompagnement d’un label reste nécessaire pour bon nombre d’artistes. » Ainsi peuvent se développer de nouvelles structures telles que Grand Musique Management qui « conseille les musiciens et leur propose toute une gamme de services, leur permettant de se passer de maison de disques et de fonctionner en totale indépendance. » (voir l’article de libération su GMM)

Pour mieux vivre de sa musique faut-il limiter les intermédiaires ?

Suite de l’article de l’association Le Pole : https://lepole.asso.fr/article/2067/les-labels-une-espece-en-voie-dextinction



Catégories :Infos générales, Musique enregistrée

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