Belgique (francophone) : PointCulture (ex Médiathèque de la Communauté française) : un bateau sauvé du naufrage ?

Questions : Prêt direct, achat de médias, médiation culturelle, rôle d’une médiathèque à l’heure du numérique, du « savoir faire » au « faire savoir », … . Quelques éléments de l’article de Alter.echos qui fait le point sur cette question. https://www.alterechos.be/pointculture-un-bateau-sauve-du-naufrage/

PointCulture, c’est 13 centres de prêts de médias (dont 7 « transférés » à des communes), 2 Discobus et 120 travailleurs, à travers la Wallonie et Bruxelles. C’est aussi une subvention de 7 millions € (environ 2,5 % du budget de la Culture en FWB). Le sort de ce réseau est aujourd’hui incertain. Doit-il, comme le souhaite la direction, embrasser la « médiation culturelle » en tournant résolument le dos à son activité historique ? Cette vision, qui suscite plus de remous que d’adhésion, vient d’être largement désavouée par la nouvelle Ministre de la Culture. Le prêt direct va continuer et l’acquisition de médias reprendre.

L’ancienne Médiathèque de la Communauté française, née en 1953 sous le nom de Discothèque nationale de Belgique, a développé le « prêt » (location à tarifs démocratiques) de médias audiovisuels dans ses propres centres et, contrairement à d’autres pays ou à la Flandre, hors du réseau des bibliothèques. Pendant un demi-siècle, son activité cartonne… Jusqu’à l’explosion du téléchargement sur Internet. En l’an 2000, la Médiathèque comptabilise encore quelques 4 millions de prêts, contre 380.000 en 2018. « Nous perdons chaque année 15 % à 20 % de fréquentation et de recettes », explique Pierre Hemptinne, l’un des 4 directeurs de l’ASBL, en charge de la médiation culturelle, dont le public jeune, que des actions tarifaires et des campagnes promotionnelles n’ont pas ramené ». En outre, malgré plusieurs tentatives de s’ajuster aux nouvelles technologies (plateforme de téléchargement, applications…), la Médiathèque n’a pas réussi à mettre en place un modèle économique palliant la baisse du prêt.

C’est en 2013, sous l’impulsion de la Ministre Fadila Laanan (PS), que s’amorce le grand virage, lors de la signature d’un nouveau contrat-programme. L’ASBL devient PointCulture. Ce changement de nom, imposé par le politique et vécu par certains comme une manière de « vider l’association de sa substance », est synonyme de changement d’identité. « Nous avons proposé un premier projet basé sur la collection, mais le cabinet voulait qu’on devienne une sorte de guichet culturel », raconte Pierre Hemptinne. Des pans entiers de la collection sont soldés. Un comité d’usagers se constitue pour contester une décision fondée sur l’aspect quantitatif et la rentabilité. Mais la mobilisation ne prend pas. Un médiathécaire le regrette aujourd’hui : « C’était le début du dégraissage du mammouth, mais on nous disait que la collection continuerait à être mise à jour et en accès public. On n’a pas été assez vigilants et réactifs ».

Suite et détails de l’article de Gwenael Brees dans Alter.echos : https://www.alterechos.be/pointculture-un-bateau-sauve-du-naufrage/



Catégories :Infos générales, Musique enregistrée, Politique publique

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