Djazz, l’impro entre recherches et expérimentations musicales (IRMA)

Initié dans les laboratoires de l’Ircam avec OMax, le logiciel ImproteK se diffuse dans la musique avec Djazz. Cette intelligence artificielle spécialisée dans l’improvisation musicale s’est en effet nourrie de la recherche et fait l’objet depuis 2 ans d’expérimentations avec des musiciens comme Bernard Lubat et Sylvain Luc dans le jazz ou le guitariste malgache Charles Kely Zana-Rotsy

Ils décident donc de créer une structure, l’association Improvisation musicale et technologies et de développer une marque : Djazz pour « Digital jazz » (prononcé « déjazz »). Depuis, l’association produit et vend des spectacles intégrant le logiciel, davantage pour développer l’artistique que le scientifique d’après Marc Chemillier. Quoique !

Les spectacles sont de véritables lieux d’expérimentation pour le dispositif et les performances exécutées. « On documente tous ces projets : on les filme, on fait des entretiens avec les musiciens ». Et cela nourrit la recherche elle-même, en sciences humaines avec les retours d’usages analysés grâce aux méthodes de la sociologie et de l’anthropologie que le chercheur avait notamment utilisées au cours de ses recherches ethnomusicologiques. « Notre association a aussi ce rôle ».

En observation continue de la réception de ce logiciel dans différents contextes, Marc Chemillier découvre ainsi que chaque communauté se fait une idée de ce que doit être la musique et y plonge un OVNI comme l’est le logiciel d’improvisation, jusqu’à parfois créer des réticences. « Lors d’un concert avec Charles, j’ai entendu des gens dire : « mais qu’est-ce que c’est que tous ces fils ». Pour eux, un musicien malgache qui joue des musiques malgaches à la guitare n’a pas à s’équiper de ces matériels. Cela ne correspondait pas à leurs représentations. Pour nous, qui avons l’habitude de travailler la musique en laboratoire, aller sur le terrain c’est découvrir que la musique peut être compartimentée, que chaque communauté a ses représentations sur ce que la musique peut ou doit être ». Pour un autre concert, la communication de la salle avait même préféré éluder la présence de l’ordinateur dans sa présentation pour mieux correspondre aux attentes du public.

Disponible sous forme de kit de développement sur GitHub en licence libre, le projet a ainsi pu essaimer partout dans le monde, en particulier aux États-Unis, au Canada et au Japon. « La commercialisation n’est pas incompatible avec la licence libre, à condition que le code reste ouvert ».

Détails dans l’article sur le site de l’IRMA : https://www.irma.asso.fr/Djazz-l-impro-entre-recherches-et



Catégories :I.A., Infos générales, Spectacle vivant

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