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Réflexion : Choisir la musique pour s’affranchir de la norme

Les arts en général et la musique en particulier ne sont interprétés que dans une mesure émancipatrice moindre, relégués qu’ils sont au rang de gadgets pour une élite que la doxa (*) se plait à stigmatiser comme étant celle toujours soucieuse de se démarquer de la norme à satisfaire. Parce que la culture artistique a toujours bénéficié d’une méfiance singulière de la part de l’opinion populaire et des sectateurs de la norme, elle doit sans cesse faire valoir son droit à l’existence et argumenter encore et encore pour qu’elle n’oublie pas elle-même ce droit, au risque d’un effondrement de la nature humaine. La doxa a méprisé trop facilement ce que la culture convoque et l’endroit d’où elle vient. Elle a effacé de sa conscience le fait que les arts sont nés avant elle, qu’ils ont été personnifiés, adulés bien avant que l’on évoque le moindre courant de pensée à la mode. Les arts sont des outils primordiaux dans l’éducation de l’individu, tout comme les dieux de même attribut. Et cette primordialité n’existe pas par hasard. Il n’y a aucune coïncidence à avoir trouvé des fresques sur les murs des cavernes ou des os troués artificiellement desquels est née l’idée d’une flute comme d’un instrument. Il y avait déjà en ces temps quelque chose à démontrer.

L’Art est donc né avec la conscience de l’individu en tant qu’il est un être au devoir d’expression. Et s’il y a devoir d’expression, c’est parce qu’il doit se confronter à quelque chose. Oui, la confrontation est une nécessité, elle doit trouver son terrain de jeu, et pour ce faire, ce quelque chose – ce presque tout – doit se rapporter à un milieu.

……

La musique est une entité, la musique est une monade. C’est une muse et une déesse. Elle vous donne tout et reprend aussi tôt. Elle vous porte aux nues et vous balance son pied à l’arrière-train pour vous faire dégringoler l’escalier de la célébrité sur les genoux. C’est une fille de joie  dégingandée et c’est une marquise poudrée, une Geisha aux mille talents et mille savoirs.

La musique travaille en silence, en sous-marin pour mettre à jour cet extatisme qui vous soulève et vous fait prendre la parole. Il n’y a rien qu’elle ne puisse faire pour vous. Demandez-lui la lune ! Demandez-lui de vous porter là où n’êtes jamais allés ! Vous verrez ce que vous n’avez jamais vu : la libération de tous les freins à la vie !

Article très complet de Mathias MOREAU dans UnPhilosophe : https://unphilosophe.com/2020/01/06/choisir-la-musique-pour-saffranchir-de-la-norme/

(*) En philosophie, la doxa est l’ensemble — plus ou moins homogène — d’opinions (confuses ou pertinentes), de préjugés populaires ou singuliers, de présuppositions généralement admises et évaluées positivement ou négativement, sur lesquelles se fonde toute forme de communication ; sauf, par principe, celles qui tendent précisément à s’en éloigner, telles que les communications scientifiques et tout particulièrement le langage mathématique.

Catégories :Infos générales, Réflexion

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