Droits d'auteur et droits voisins

France : Croissance contrastée pour l’édition musicale

La CSDEM et la CEMF, chambres syndicales des éditeurs, présentent le Baromètre de l’édition musicale, dont les données économiques, financières et de gestion concernent les années 2017 et 2018. Il en ressort que le marché pèse près de 400 M€ et suit des des évolutions contrastées selon les segments.

Ces données portent notamment sur les effectifs des entreprises, les résultats financiers, les investissements et les financements extérieurs (sur un panel de répondant représentant 56% du montant total des droits SACEM reversés aux sociétés d’édition musicale en 2018).

L’évolution du marché est à mettre en parallèle avec l’évolution du métier d’éditeur ces dernières années : « Son rôle s’est considérablement élargi. Il porte à la fois sur le développement de la carrière et la défense des intérêts des auteurs et compositeurs, mais aussi sur le financement de leurs créations, sur la diffusion et l’exploitation commerciale des œuvres, et sur leur valorisation en France et à l’international ».

Évolution et composition du marché éditorial

Le marché éditorial a atteint 393 M€ en 2018, en progression de 7% par rapport à 2017. L’analyse du marché met en évidence des évolutions contrastées selon les segments :
- les répartitions SACEM (gestion collective) ont augmenté de 3% sur un an, grâce à la progression des droits digitaux (+17%) et la bonne tenue des droits d’exécution publique (+4%), qui ont compensé le repli des droits mécaniques (-4%),
- les droits de synchronisation, qui consistent à placer des œuvres dans des campagnes publicitaires, des films et des séries TV, ont bondi de 33%,
- les droits étrangers / droits export, qui concernent les œuvres françaises à l’étranger et sont collectés par les sous-éditeurs hors de France, ont augmenté de 7%,
- les droits spécifiques à la musique classique, composés des ventes de partitions, des locations de matériel d’orchestre, des droits de reprographie SEAM et des grands droits, ont reculé de 7%,
- les autres droits, composés principalement des droits de licences graphiques, des commissions de gestion, des droits voisins sur les masters, ont progressé de 23%.

Le poids du répertoire local et des nouveaux talents

Les éditeurs consacrent une part importante de leur activité aux nouveaux talents. En 2018, ces derniers ont représenté :
- près d’un tiers des revenus éditoriaux du répertoire local (qui représente lui-même un tiers de l’ensemble des revenus éditoriaux SACEM et hors SACEM),
- près de 40% de la NPS (Net Publisher Share = marge brute des revenus éditoriaux) du répertoire local (qui est lui-même à l’origine de près des deux tiers de la NPS totale).

Suite de l’analyse sur le site de l’IRMA : https://www.irma.asso.fr/Croissance-contrastee-pour-l

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