COVID-19

Québec : Congestion à prévoir sur nos scènes

Article de Philippe RENAUD dans LE DEVOIR : https://bit.ly/3dW0Hpf

Que la courbe de contamination s’aplanisse au rythme souhaité ou non, ce que nous réservera l’automne demeure encore inconnu. Il y a cependant chez les acteurs de la scène culturelle une certitude : si les rassemblements intérieurs sont à nouveau permis dans quatre, cinq, six mois, l’offre de spectacles en salle cet automne sera phénoménale, partout en province. Or, en raison de l’annulation ou du report des tournées printanières, l’industrie du spectacle tente en ce moment de résoudre un énorme casse-tête logistique qui étouffe déjà la relève et affaiblit la capacité des entreprises culturelles à développer de nouveaux projets.

« Ce qui se passe dans le spectacle est dévastateur », laisse tomber Louis Carrière, de l’agence de spectacles Preste. Lorsque le gouvernement Legault a annoncé l’interdiction de tout rassemblement intérieur de plus de 250 personnes, le 12 mars dernier, une sirène d’alarme a réveillé le milieu. Louis Carrière a tout de suite sauté sur le téléphone pour contacter les diffuseurs et les salles de spectacles privées : « Il fallait agir vite. On a réussi à replacer à l’automne ou à l’hiver 2021 environ 90 % des concerts que nous avions prévus jusqu’à la fin du mois de mai. »

Tous les agents d’artistes et tourneurs ont eu ce même réflexe : planifier le report des dates annulées le plus tôt possible. Il y a cependant un os : la plupart des diffuseurs et des salles de spectacles remplissent leur grille de programmation dix, douze, voire dix-huit mois à l’avance. Les concerts reportés, à commencer par ceux dont une partie des billets avaient préalablement trouvé preneurs, ont déjà été relogés entre les dates réservées par d’autres producteurs. Au moment où la sirène d’alarme s’est fait entendre, « la programmation pour cet automne, puis pour l’hiver et le printemps 2021, était déjà en place » au théâtre Gilles-Vigneault de Saint-Jérôme (860 sièges), confirme son directeur général, David Laferrière. « En ce moment, pour tout l’automne, il ne me reste que trois dates disponibles. »

« Autrement dit, tout le monde est en train de se bousculer pour essayer de dénicher les rares dates qui restent dans les calendriers des diffuseurs », confirme Mathieu Rousseau, directeur de l’agence de spectacles Bonsound, qui organise les tournées d’une soixantaine d’artistes d’ici et d’ailleurs, dont Dead Obies, Elisapie, Jean-Michel Blais et Safia Nolin. « Et puis, évidemment, les concerts qui vendaient le mieux à la billetterie ont probablement eu l’option des premières dates encore disponibles, les diffuseurs désirant honorer les spectateurs qui avaient déjà acheté leurs billets. »

Le résultat est que les nouveaux projets, ceux des plus petits groupes musicaux, « n’auront plus de dates disponibles », prévient Rousseau.

Suite de l’article : https://bit.ly/3dW0Hpf

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