COVID-19

L’industrie du disque dans l’impasse du confinement (Slate)

Alors que le spectacle vivant semble être embarqué sur un bateau qui coule, entre annulations et reports, le milieu de la musique enregistrée est en pleine réflexion sur la manière de s’en sortir.

Aucune maison de disques, aucun producteur n’est en mesure de dire ce qu’il adviendra en matière d’agenda musical dans les prochaines semaines. Parce que la crise sanitaire est incertaine, et que tout dépend d’elle.

Face à ce trou d’air –un euphémisme–, le premier réflexe de bien des structures et des artistes a été de reporter la sortie de leurs albums. La réaction s’observe dans tous les genres musicaux: dans le rap français avec le dernier Soso Maness, chez les mastodontes pop avec Lady Gaga, dans le jazz avec Gregory Porter, mais aussi chez Alicia KeysHoshiSam SmithThomas Dutronc… Aucun style n’y échappe, et peu importe que la distribution soit française ou internationale.

Durant cette période indécise, plusieurs labels prennent un coup financier ou s’apprêtent à le voir arriver. Comme chez Ici d’ailleurs, dirigé par Stéphane Grégoire: «On est un label assez vieux, qui a les moyens de pouvoir reporter le gros de l’activité de quelques mois. On peut se permettre d’attendre. On fait le dos rond jusqu’à début avril pour voir les évolutions, mais il est possible qu’on doive se mettre en chômage partiel.»

Cette possibilité est envisagée même dans les majors, voire déjà mise en place. «Plus ça durera, plus le travail se réduira, continue Stéphane Grégoire. On le ressent déjà. Est-ce que c’est parce que les gens doivent prendre leurs repères pour rentrer dans un cadre de télétravail? Je ne sais pas, mais on sent tout de même un manque de réactivité.»

Alors certes, la musique enregistrée est moins touchée que la musique live. Mais puisque les commerces sont fermés et que le gros de l’activité du pays est mis à mal, les acteurs du secteur observent une baisse significative de leurs droits voisins (qu’ils touchent par exemple lorsqu’une chanson est diffusée dans un centre commercial ou une boîte de nuit).

Et puis il ne suffit pas de balancer l’album sur les plateformes et d’attendre que les gens l’écoutent: tout le cheminement stratégique est chamboulé.

Continuer s’avère parfois vital financièrement, aussi certains acteurs du milieu aimeraient-ils croire que la population écoute davantage de musique en streaming en période de confinement.

La réalité est en fait plus complexe. Même si les chiffres ne sont pas encore officiels et que le recul n’est pas assez important, on note tout de même une baisse du volume d’écoutes global sur les plateformes comme Deezer et Spotify.

Article au complet de Brice MICLET à trouver sur le site de SLATE : http://www.slate.fr/story/189267/musique-industrie-disque-crise-covid-19-confinement-labels-reports-albums-baisse-streaming

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