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Edouard Philippe voudra-t-il tuer la musique en France ?

Arbitrage majeur ce week-end sur la table du Premier ministre : à la demande de Bercy, les associations subventionnées pourraient être exclues du bénéfice du chômage partiel, menaçant la survie de plus de la moitié des musiciens classiques français.

Le secteur musical n’échappe pas au tour de vis que tente de donner le ministère des Finances, depuis quelques jours, au recours par les employeurs à un dispositif d’activité partielle dont le coût avait été sous-estimé, surtout avec une économie dont des pans entiers risquent d’être à l’arrêt plusieurs mois durant. Vendredi soir, Aurélie Foucher, la déléguée du syndicat Profedim (ensemble, compagnies lyriques, festivals, centres de création et centres culturels de rencontre) a lancé l’alerte suite à une réunion du Conseil national des professions du spectacle. Bercy tente ce week-end d’obtenir de Matignon l’exclusion du recours au chômage partiel, pourtant prévu par le ministère du Travail dès le début de la crise, des associations subventionnées par les pouvoirs publics. Un statut qui est celui de la quasi-totalité des ensembles musicaux et festivals français, mais aussi d’institutions comme les Opéras nationaux de Lyon et Montpellier, l’Orchestre de chambre de Paris, l’Orchestre national d’Ile de France… donc le bassin d’emploi de plus de la moitié des musiciens français, intermittents pour l’essentiel, mais aussi nombre de permanents.

« C’est d’autant plus incompréhensible que le danger ne pèse pas seulement sur la culture, mais bien sur tout le tissu associatif du pays, sportif, social, humanitaire », s’insurge Jacques Toubon, président de la Fevis (Fédération des ensembles instrumentaux et vocaux spécialisés) et Défenseur des droits. « A l’heure où la protection des plus fragiles est affichée comme une priorité, on liquiderait certains organismes qui sont en première ligne, aux côtés de notre système de santé ! L’origine de ce malentendu qui, je l’espère, sera vite dissipé, tient à un souci de bonne gestion compréhensible, mais appliqué de façon absurde. Les pouvoirs publics se sont engagés au maintien des subventions, et ne veulent pas payer deux fois en rajoutant le chômage partiel. Encore faut-il voir si tous les frais de personnel, permanents comme contrats courts, sont ou non couverts par ces subventions ! »

Suite de l’article de DIAPASON : https://www.diapasonmag.fr/a-la-une/edouard-philippe-voudra-t-il-tuer-la-musique-en-france-30051

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