COVID-19

Québec :La moitié des salles de spectacle privées du Québec pourrait disparaître

Tant que la proximité entre les humains ne sera pas permise, les salles de spectacle seront réduites au silence. Pour les propriétaires de salles privées, qui ne reçoivent pas de subventions et qui sont actuellement dépouillés de leurs sources de revenus, la durée des restrictions pourrait être une question de vie ou de mort.

Imaginez un instant Montréal sans le Théâtre St-Denis, Québec sans Le Capitole ou Magog sans le Vieux Clocher.

Impensable il y a quelques mois à peine, un tel scénario ne relève pourtant plus de la fiction en raison de la pandémie, croit Michel Sabourin, lui-même président et actionnaire du Club Soda, dans la métropole.

Si les mesures de distanciation physique devaient se poursuivre tout l’été, ce qui semble en voie de se produire, moi, je prévois que la moitié de salles privées vont disparaître, lance-t-il gravement au bout du fil.

Un funeste bilan qui se concrétisera si une aide financière n’est pas au rendez-vous, selon M. Sabourin. Pour le Club Soda, M. Sabourin chiffre les frais fixes à 50 000 $ par mois, sans compter les pertes.

Mince consolation, des détenteurs de billets les conservent par solidarité ou dans l’espoir d’assister à un spectacle reporté, ce qui soulage un peu les coffres.

Contrairement à la majorité des quelque 200 salles de spectacle de la province, les salles privées ne sont pas associées à une municipalité, à un établissement d’enseignement ou à un organisme public. Peu nombreuses, elles ne comptent que sur elles-mêmes pour vivre.

Il y en a une trentaine dans la province, la plupart à Montréal ou à Québec. Elles sont extrêmement importantes dans l’écosystème du spectacle, tranche M. Sabourin.

Dans la tourmente, les propriétaires de salles privées de la province unissent leurs forces autour d’un regroupement. Aucun organisme ou association ne les représente en temps normal.

À l’heure actuelle, ils sont donc un peu plus d’une vingtaine à échanger des données et à témoigner de leur expérience pour se documenter. À un certain moment, il faudra faire des représentations auprès des autorités.

Selon Michel Sabourin, la solution idéale serait que les salles puissent, sans s’endetter, voir leurs frais fixes encourus pendant la crise être épongés. Une façon de repartir là où elles étaient avant la pandémie.

Plus de détails dans l’article de David Remillard sur Radio Canada: https://youtu.be/u-sj3elHKMw

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