COVID-19

Le coronavirus met-il en danger les disquaires indépendants ?

La plupart des disquaires indépendants rencontraient déjà nombre de difficultés avant la pandémie de coronavirus… Mais elle pourrait les mettre à genoux faute d’aides suffisantes. La rédaction new-yorkaise de Rolling Stone s’est associée à la rédaction française pour tracer une synthèse de la situation.

Fermer pour survivre, telle est la réalité de nombreuses petites entreprises, dont les disquaires. Nombres d’entre eux rencontraient déjà des difficultés, avant même le début de la pandémie de coronavirus, et plus d’une demi-douzaine de propriétaires américains ont déclaré à Rolling Stone que leur commerce était désormais sérieusement en péril. En France, Le CALIF, (Club Action des Labels et des Disquaires Indépendants Français) dont le travail consiste à maintenir et développer le réseau des disquaires indépendants français – avec parfois des aides financières une assistance logistique –, de son côté, a mené du 23 au 30 mars une enquête auprès des disquaires indépendants, en envoyant un questionnaire à plus de 200 magasins.

Et s’il ressort essentiellement un malaise réelle à cause des fermetures : « La situation actuelle est compliquée, j’ai ouvert il y a juste un an et demi, et je commençais juste à me stabiliser. » Commente le magasin Big Star, d’Arras, en réponse au questionnaire du CALIF, la filière essaie tout de même de trouver des solutions notamment celle de réussir à relancer la distribution : « Comment pouvons nous rivaliser avec Amazon et sa politique déloyale de livraison gratuite ? Estime le boss de Vicious Circle à Toulouse, auprès du CALIF.  Quand La Poste augmente sérieusement ses tarifs tous les ans et qu’aucun tarif préférentiel n’est proposé pour les envois de disques…» 

« C’est assez dingue d’être un disquaire aujourd’hui, » avance Carrie Colliton, directrice du marketing d’un groupe de plusieurs magasins indépendants et co-fondatrice du Disquaire Day. « Mais les disquaires ont déjà vécu des choses difficiles par le passé. Ce sont des gens assez résistants… Et tant que les gens auront besoin de liens humains, de musique et d’art, ils seront là sous une forme ou une autre. » Selon elle, les disquaires devront changer leur façon de faire des affaires pour survivre. « Ils doivent A) rester en contact avec leurs clients, et B) changer presque entièrement leur façon de faire des affaires, » précise-t-elle. « Certaines des choses qu’ils font sur leurs comptes Instagram ou Facebook, comme la vente en direct, est formidable. »

Du côté des professionnels français, on tente de faire avancer l’idée de voir le CALIF développer un système d’achats groupés toute l’année comme il le fait une fois par an pour le Disquaire Day. Une distribution globalisée permettrait à la fois de contrer les ventes en ligne du e-commerce de masse tout en renforçant la proximité et le conseil propres aux disquaires indépendants.

« Nous allons tous nous retrouver dans une situation catastrophique, affirme-t-on au CALIF de la part du magasin The Message à Troyes. C’est peut-être le moment pour réussir à obtenir ce que les libraires indépendants ont depuis quasiment 40 ans : le prix unique du disque, les retours possibles y compris sur les vinyles après trois mois sans autorisation, la TVA à 5,5%, une marge minimum garantie. » 

Les compléments dans l’article de Rolling Stone (France) : https://www.rollingstone.fr/le-coronavirus-sonne-t-il-le-glas-des-disquaires-independants/?mc_cid=38338ae053&mc_eid=91d0a1f5d1

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