Developpement durable

Les défis des musiques des peuples pour la biodiversité. (par Frank Tenaille pour AuxSons)

Notre société destructrice de l’ère anthropocène serait bien inspirée de tirer parti des riches enseignements des peuples premiers, qui n’ont pas rompu les liens entre nature et culture et dont les musiques, en particulier, restent à l’écoute des pulsations de la planète.

A l’heure où d’abrupts défis écologiques menacent la planète il est bon de se souvenir que de nombreux peuples entretiennent avec la nature des rapports responsables. Qu’à ce titre, notre Terre est aussi une mosaïque de paysages sonores et de créations qui s’en inspirent. Et qu’il peut être utile d’interroger les rapports des musiques des peuples et de la biosphère pour montrer en quoi ces musiques, à l’écoute des pulsations de la nature, peuvent être riches d’enseignement. Les musiques du monde sont celles qu’écoutent 80 % des hommes et des femmes de la planète. A travers leurs expressions, rurales ou urbaines, sacrées ou profanes, intimes ou collectives, elles incarnent la fabuleuse diversité des identités culturelles et des imaginaires qui les suscitent.

Vers un archipel d’imaginaires dissidents

Autant dire qu’il est peut-être utile, dans un monde régi par les algorithmes et la fétichisation de la valeur, lequel produit des individus hors-sol, de reconnaître les vertus de ces musiques du monde d’essence patrimoniale, pure laine ou métissées, rurales ou urbaines, rituelles ou festives ; ces musiques qui, tout en étant performances, sont des ouvertures sur l’autre et nous reconnectent avec des humanités qui ne sont pas virtuelles. « Qui connaîtra le monde et ses rythmes, connaîtra aussi l’homme et le rythme de sa vie, et qui connaîtra ces accords n’aura plus besoin de rien savoir » est-il écrit dans le Huandj Nei King, le plus ancien traité de médecine chinoise. Aussi la bataille planétaire pour les exceptions culturelles rejoint-elle la lutte pour la sauvegarde des écosystèmes et des altérités, et en premier lieu celle pour la souveraineté alimentaire. Le droit des populations à être de leur terre, le refus de la marchandisation du vivant et de la pasteurisation des cultures, tout comme la reconnaissance des droits culturels des peuples (linguistiques et musicaux) sont bien les enjeux de cet archipel des imaginaires dissidents.

Pour accéder à l’article au complet de Frank Tenaille dans AuxSons : https://www.auxsons.com/focus/les-defis-des-musiques-des-peuples-pour-la-biodiversite/

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