COVID-19

France : Les radios tentent d’amadouer le CSA sur les quotas de chansons françaises

Des demandes ont été adressées au régulateur de l’audiovisuel pour que les obligations qui s’appliquent aux radios soient assouplies en ces temps de crise liée au Covid-19.

Le coronavirus a-t-il le dos large ? C’est ce qu’assure l’association Tous pour la musique qui fédère les vingt-sept acteurs de la profession. Elle réagit avec agacement aux demandes adressées par le Bureau de la radio (qui regroupe toutes celles des groupes Lagardère, M6, NextRadioTV, et NRJ) et le syndicat des radios indépendantes (Sirti) au Conseil supérieur de l’audiovisuel, visant à suspendre ou amoindrir leurs obligations vis-à-vis de la chanson française.

L’effondrement des recettes publicitaires des radios privées depuis le début du confinement « ne saurait [leur] servir de prétexte pour s’exonérer de leurs obligations légales (…) qu’elles combattent ou tentent de contourner depuis leur mise en place », assure Tous pour la musique. L’association note que ces demandes aggraveraient les conséquences terribles de la crise pour les artistes interprètes, auteurs, compositeurs et les entreprises qui les accompagnent.

Les radios demandent au CSA un moratoire de dix-huit mois sur l’application de ce malus – ce qui nécessiterait un changement de la loi. Le CSA leur a demandé des efforts mais promit par écrit qu’aucune sanction ne sera prise d’ici au 31 juillet, en cas de manquements.

Deux thèses s’affrontent. Maryam Salehi, directrice déléguée à la direction générale de NRJ Group, assure que les quotas mis en place ne sont plus adaptés, parce que « la production francophone est en berne, le nombre d’albums ayant chuté de 718 en 2003 à 259 en 2018 ». De plus, les radios musicales prennent de plein fouet la concurrence dérégulée des plateformes musicales comme Spotify ou Deezer.

De son côté, Alexandre Lasch, rappelle que « la radio reste le premier prescripteur de nouveautés musicales auprès des Français, même à l’heure du streaming ». Il précise que, « quand le public a le choix, il se tourne massivement vers les artistes qui chantent en français : le top streaming est à 71 % francophone, le top YouTube l’est à 84 %, alors que le top radio reste très en deçà avec seulement 42 % de titres francophones ».

Article complet dans le Monde sous la plume de Nicole Vulser : https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/04/24/les-radios-tentent-d-amadouer-le-csa-sur-les-quotas-de-chansons-francaises_6037679_3234.html

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