COVID-19

AU LUXEMBOURG COMME AILLEURS Coronavirus: C’est toute la filière musicale qui déchante

Avec la crise sanitaire, les professionnels de la musique, et plus généralement l’ensemble du monde du spectacle, s’inquiètent pour leur avenir.

Les mauvaises nouvelles se succèdent pour le monde de la culture. Plus de concerts, plus de festivals avant longtemps… C’est toute la filière de la musique et du spectacle vivant qui tremble à cause de cette pandémie.


Un pan entier de l’économie, au Luxembourg comme partout dans le monde, est gravement menacé par ce maudit virus qui force la moitié de l’humanité à vivre confinée.

Ils sont chanteurs, musiciens, ingénieurs du son, éclairagistes, en charge des bus de tournées, de la restauration des artistes… bref, c’est tout un monde qui est à l’arrêt avec l’interruption des concerts et festivals liée au coronavirus.

Au Luxembourg, les grands rassemblements sont pour l’instant interdits jusqu’au 31 juillet. « Je n’y crois pas, déclare Petz Bartz, l’un des membres de la direction de la salle Den Atelier. Quand on voit que la Schuberfouer, censée se dérouler fin août début septembre, est annulée, difficile de croire que les concerts vont reprendre si vite.« 

La structure, l’une des seules privées dans le secteur au Luxembourg, a été contrainte de mettre sa dizaine d’employés au chômage partiel. Mais la direction de l’Atelier a tenu à compenser les 20% de pertes de salaire qui ne sont pas pris en charge par l’État. « Il faut quand même continuer à travailler sur la programmation. Pour l’instant, on a dû reporter 39 concerts, 4 seulement ont été fermement annulés, poursuit Petz Bartz. Mais pour nous, le plus difficile reste à venir. Imaginons que le gouvernement nous autorise à nouveau à organiser des concerts, mais qu’il faille faire respecter des règles spécifiques et des gestes barrières. Comment le faire dans une salle de concert de 1000 personnes? De plus, nous ne pouvons pas décider de rouvrir du jour au lendemain, comme pourrait le faire un restaurant par exemple. Sans compter que si le déconfinement est effectif, les salaires des membres de notre équipe seront de nouveau à notre charge alors que nous ne serons pas forcément opérationnels. »

Plus généralement, la direction de l’Atelier s’interroge sur la réaction du public après cette période, qui sera peut-être encore dominée par la peur. La structure n’est pour l’instant pas en péril financièrement, grâce aux trois bonnes années qui viennent de s’écouler, mais ne peut plus faire travailler les prestataires auxquels elle fait appel habituellement. L’Atelier a proposé à ces sociétés (nettoyage, catering…) ou à ces intermittents du spectacle (ingénieurs du son, éclairagistes…) de leur payer des factures d’avance, sur des spectacles à venir, pour les maintenir à flot.

Bien sûr, les musiciens sont les premières victimes. Au Grand-Duché comme en France, ils peuvent bénéficier du régime spécial des intermittents du spectacle, qui permet d’être indemnisé par le chômage dans les périodes d’inactivité. Mais pour ouvrir ses droits, le musicien (ou le technicien) doit justement justifier une activité régulière. Avec cette crise, ce sont des mois de spectacles potentiels, dans l’une des périodes les plus intenses (printemps, été), qui sont annulés. Comment dès lors continuer de bénéficier de ce régime?

Suite et complément de l’article de RTL : https://5minutes.rtl.lu/culture/musique/a/1507660.html

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