COVID-19

Vu de France : Les discothèques, oubliées du déconfinement : « Danser avec masques et gants, impossible ! »

Oubliés du déconfinement, les clubs et discothèques ont été les premiers établissements à fermer leurs portes à cause de l’épidémie de Covid-19 et ils seront sans doute les derniers à les rouvrir. Face à un casse-tête sanitaire avec une distanciation sociale quasi-impossible à maintenir, le monde de la nuit espère des aides spécifiques tant que les dancefloors seront à l’arrêt.

Avec 3 000 discothèques et autant de bars musicaux, le monde de la nuit, fragilisé déjà depuis quelques années, se désole d’être « la dernière roue du carrosse » face à la crise du coronavirus : le cas particulier du clubbing n’est pas abordé par le plan de déconfinement, encore moins dans les mesures pour la culture.

« On trouve dommage quand on parle de culture que les lieux de clubbing ne soient pas entrés en 2020 dans le vocabulaire gouvernemental. En matière de création électronique, les festivals ont lieu une fois par an. Les clubs, eux, sont ouverts toute l’année », souligne Aurélien Dubois, président de la Chambre syndicale des lieux musicaux et nocturnes, par ailleurs à la tête de Dehors Brut, haut lieu parisien de l’électro.

Selon la Sacem, gestionnaire des droits des compositeurs de musique, les clubs et discothèques représentent 71 % du chiffre d’affaires de l’électro, qui pèse près d’un demi-milliard d’euros.

« L’ADN de nos établissements, c’est la convivialité. Sur un dancefloor, le public n’aura pas envie d’être distancié », ajoute Aurélien Dubois qui demande au gouvernement d’établir un schéma de reprise d’activité, et la mise en place d’un fonds de dotation spécifique pour les clubs qui pourraient rester fermés encore des mois, tant que le virus circulera.

De son côté, Frédéric Hocquard, adjoint à la Vie nocturne de la maire de Paris, a réuni mi-avril les représentants des 600 établissements de nuit de la capitale, dont 250 discothèques.

« Il faut prolonger les aides pour ce secteur si particulier, notamment le chômage partiel et l’exonération des charges tant qu’il faudra. C’est cela qui leur permettra de tenir, surtout si les jauges sont limitées par la distanciation », estime l’élu qui demande aussi aux bailleurs de réduire ou annuler les loyers des clubs les plus en difficulté.

Suite de l’article de Ouest-France : https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/crise-du-coronavirus/les-discotheques-oubliees-du-deconfinement-danser-avec-masques-et-gants-impossible-6829958

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