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LA COVID-19 FAIT MAL AUX REVENUS DE UNIVERSAL MUSIC GROUP MAIS PROUVE SA RENTABILITÉ

Universal Music Group devra se battre pour augmenter ses revenus au cours du second semestre 2020. C’est une déduction évidente des résultats du deuxième trimestre (et du premier semestre) de la société, tels que publiés par la société mère Vivendi hier le 30 juillet.

En termes semestriels, Universal a connu un parcours raisonnablement satisfaisant : Au cours des six mois se terminant fin juin, les revenus de la musique enregistrée ont augmenté de 3,7% en termes organiques (à 2,77 milliards d’euros / 3,03 milliards de dollars), en grande partie grâce à une augmentation de 12,4% des revenus de streaming (à 1,81 milliards d’euros / 1,98 milliards de dollars).

L’édition a augmenté de 21,2 % à 573 millions d’euros (626 millions de dollars) au cours de la même période au premier semestre 2020, grâce à une demande unique de redevances numériques, tandis que l’activité totale d’UMG (disques plus édition, marchandises, etc.) a vu ses revenus augmenter de 3,5 % à 3,46 milliards d’euros (3,78 milliards de dollars) au cours du semestre.

Ce ne sont pas les hausses à deux chiffres auxquelles nous sommes habitués chez UMG, mais compte tenu de la situation mondiale actuelle, elles sont néanmoins impressionnantes. Au deuxième trimestre (trois mois avant la fin juin), UMG a toutefois dû faire face à des conditions plus difficiles.

En raison de la pandémie COVID-19 et des quarantaines et blocages qui en découlent dans le monde entier, les ventes totales de musique enregistrée d’UMG ont chuté de 4,5 % par rapport au trimestre précédent, malgré une augmentation de 8,5 % des revenus de streaming.

Les ventes de musique enregistrée ont chuté de 39 %, pour atteindre 152 millions d’euros (165 millions de dollars). Les ventes de produits dérivés ont connu une baisse encore plus importante, de 61,8 %, pour atteindre 51 millions d’euros (55 millions de dollars).

Le chiffre d’affaires de l’ensemble des activités d’UMG (disques, édition, merchandising, etc.) a donc baissé de 4,7 % par rapport au deuxième trimestre, à 1,69 milliard d’euros (1,83 milliard de dollars).

Il est clair que les fermetures massives de magasins de détail dans le monde entier (ainsi que l’arrêt du circuit mondial des tournées) ont eu un effet négatif important sur les ventes d’UMG au cours du trimestre.

MALGRÉ – ET EN PARTIE GRÂCE – À LA RELATIVE TRANQUILLITÉ DES ACTIVITÉS D’UNIVERSAL AU DEUXIÈME TRIMESTRE, LE BÉNÉFICE D’EXPLOITATION DE LA SOCIÉTÉ AU PREMIER SEMESTRE 2020 A ATTEINT 597 MILLIONS D’EUROS (652 MILLIONS DE DOLLARS). SOIT UNE HAUSSE ORGANIQUE DE 17,7 % PAR RAPPORT À L’ANNÉE PRÉCÉDENTE, CE QUI REPRÉSENTE UNE MARGE D’EXPLOITATION DE 17,3 % CONTRE 15,4 % L’ANNÉE PRÉCÉDENTE.

Selon Vivendi, au cours des six premiers mois de 2020, le bénéfice d’exploitation d’Universal a augmenté de 96 millions d’euros en glissement annuel (+17,7 %) pour atteindre 597 millions d’euros (652 millions de dollars). Son EBITA a augmenté de 86 millions d’euros (+16,6 %), pour atteindre 567 millions d’euros (619 millions de dollars).

Parallèlement, les coûts totaux d’UMG (c’est-à-dire le chiffre d’affaires net moins le bénéfice d’exploitation) n’ont que légèrement augmenté, passant de 2,76 milliards d’euros au premier semestre de l’année dernière à 2,88 milliards d’euros au premier semestre 2020.

Source et complément : article de MBW (en anglais) : https://www.musicbusinessworldwide.com/stat-of-the-week-covid-19-is-hurting-universal-music-groups-revenues-this-year-but-also-proving-its-profitability/

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