Developpement durable

Et si la musique devenait écologique ?

Grand Angle (RFI) par Anne-Laure Lemancel : https://bit.ly/3a58OhG

En juin dernier, la chanteuse de jazz, aux créations clownesques et poétiques, Leïla Martial lançait un « appel pour une écologie de la musique vivante », signée par des grands noms de la blue note hexagonale. Si cette tribune s’impose comme un bol d’air salutaire, à l’issue du confinement, elle ne saurait être isolée. Avant elle, des groupes comme Tryo ou Shaka Ponk se sont engagés sur cette voie. Peut-on, alors, rêver d’un grand jardin musical à réinventer ?

Il aura fallu la bulle apaisée d’un confinement pour que Leïla Martial, chanteuse d’un jazz aventureux, voix et esprit hors des sentiers battus, prenne le temps de coucher sur le papier ce qui lui tenait si farouchement à cœur. Pour cette funambule vocale, aux accents clownesques, nommée aux Victoires du Jazz 2020, les positions écologiques ne sauraient se limiter aux discours de circonstance des artistes.

Désormais, place aux actes. Si cette enfant des montagnes porte le respect de la nature dans ses tripes, depuis l’âge tendre, il aura fallu la lecture, au cœur de la crise sanitaire, du Plus grand défi de l’histoire de l’humanité*, signé de l’astrophysicien Aurélien Barrau, pour impulser son action : la rédaction d’un « appel pour une écologie de la musique vivante », en collaboration avec le guitariste Pierre Perchaud.

Déni et injonctions contradictoires

« Notre déni, en tant que musiciens, me saute aux yeux, déplore-t-elle. Nous diffusons la bonne parole, sans jamais nous poser la question de savoir de quelle manière nous la répandons. Par exemple, nous restons d’énormes consommateurs de transports aériens« . Publiée sur le site grandsformats.com, relayée par le média Reporterre, et signée par de grands noms du jazz hexagonal (Theo Ceccaldi, Thomas de Pourquery, Émile Parisien, Guillaume Perret, etc.), la tribune énonce ainsi : « L’écologie ne doit plus être considérée comme un label de bien-pensance, mais comme une pratique collective et un engagement politique. Nous devons transformer les usages de nos métiers (…). Chacun doit prendre sa part. »

Ainsi, dans une série de propositions adressées tant aux artistes qu’aux producteurs, diffuseurs, journalistes, attachés de presse, lieux, salles et festivals (« Il aurait été vain de faire porter l’entière responsabilité aux seuls artistes », note Leïla), le texte suggère, en vrac, de : cesser de se déplacer en avion dans les cas de dates isolées à l’étranger ; s’efforcer de se limiter à un vol long-courrier par an ; s’opposer à la clause d’exclusivité ; se munir d’une gourde sur les tournées ; limiter sa consommation de viande, etc.

D’emblée la chanteuse avise : « Je suis bien placée pour incarner ces injonctions contradictoires. Moi-même, j’adore partir à l’autre bout du globe pour rencontrer des populations éloignées de moi. Mais j’estime qu’il faut repenser le voyage… Qu’apporte-t-on au monde lorsqu’on va jouer une heure, de l’autre côté de la planète, pour des gens qui ressemblent à ceux devant qui on se produit ici ? »

Suite de l’article de Grand Angle (RFI) par Anne-Laure Lemancel : https://bit.ly/3a58OhG

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