COVID-19

Québec – Pandémie: L’industrie du spectacle doit s’adapter, notamment dans l’Est-du-Québec

Affectée comme d’autres secteurs d’activité par la pandémie de COVID-19, l’industrie du spectacle doit s’adapter et la tenue récente, en mode virtuel, d’un événement culturel incontournable dans l’Est-du-Québec en est un exemple.

Chaque année, le Réseau des organisateurs de spectacles de l’Est-du-Québec (ROSEQ), qui présente annuellement 800 spectacles et qui génère des revenus de 5 M$, présente sa Rencontre d’automne, un événement «contact» majeur. L’édition 2020 vient de se terminer avec la présentation aux diffuseurs de 400 artistes, mais le tout a dû se faire de façon virtuelle, étant donné la situation.

Interrogé sur les impacts de la pandémie et des mesures sanitaires pour y faire face, le directeur général du ROSEQ, Frédéric Lagacé, dit estimer que les ajustements ont changé en partie la nature des choses. Il travaille en outre étroitement avec les agents afin d’adopter la meilleure stratégie pour obtenir les meilleurs résultats financiers, tant au chapitre des cachets que des revenus de billetterie.

De son côté, Jacques Pineau, le directeur général de Spect’Art Rimouski, souligne que la salle de spectacle est rendue à son cinquième protocole de mesures de protection et de distanciation. Depuis le début de la pandémie, le diffuseur a reporté 28 spectacles et procédé à 18 annulations. La programmation de l’organisme est ainsi passée de 100 à 50 spectacles. Ses revenus annuels devraient, eux, passer de 1 M$ à près de 100 000$. Là où le bât blesse, c’est au chapitre des auditoires. La salle a une capacité de 895 spectateurs, mais ne peut en accueillir que 225.

Parallèlement, en cette période de pandémie, la demande est particulièrement forte parce que les gens ont plus que jamais besoin de se divertir. Frédéric Lagacé, de la ROSEQ, confirme qu’il y a véritablement un appétit manifesté pour le spectacle de la part des gens, d’autant plus que la deuxième vague de COVID-19 est devenue plus difficile sur le plan humain au niveau de l’énergie et de la santé mentale.

À Spect’Art Rimouski, Jacques Pineau constate, pour sa part, que les amateurs de spectacles qui veulent être là sont là et que ceux qui demeurent réticents en raison de la crise actuelle sont absents, ce qui crée un certain équilibre et permet encore de répondre adéquatement à la demande.

Pour les artistes, les changements sont aussi observés des différentes règles à respecter. Ils doivent notamment suivre, lors de leurs déplacements, les consignes sanitaires de leur région – zone – de résidence. Ils ont en outre uniquement accès à leur loge et à la scène, donc pas d’accès aux spectateurs ni avant ni après les représentations.

Article de Martin Blanchet dans le Journal de Montréal : https://bit.ly/31p0ExG

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