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Point de vue : Streaming – Solution pour les genres de musique spécialisés : mieux les rémunérer ou quitter le streaming, en partie ou en totalité.

C’est, en l’état, une des propositions de Yves Riesel dans son éditorial de la revue COUACS, « chroniques de musique classique, pas classiques », que vous pouvez trouver en entier en suivant ce lien : http://bit.ly/2ZfutPB . Il a été, entre-autres, co-fondateur de QOBUZ.

Extrait

« Pour toute personne bien informée sur la distribution numérique, le User Centric n’est pas du tout une solution magique, mais seulement une très petite partie de la solution à la mauvaise rémunération du streaming classique. La solution ne se trouve d’ailleurs PAS chez les platesformes de streaming, mais chez les maisons de disques, ou chez les titulaires de droits et leurs distributeurs numériques auprès des plateformes.

Les grands labels ont un jour fixé avec les plateformes un modèle de rapport de ventes, en place aujourd’hui, inique à l’égard des genres spécialisés.

  • Si, aujourd’hui, la grande majorité des producteurs/propriétaires de droits de musique classique, y compris les trois Majors, étaient d’accord pour se porter au chevet des genres minoritaires, pour mieux rémunérer la musique classique et les autres styles de musiques spécialisées, il leur suffirait de demander aux plateformes de modifier leurs rapports de vente, et l’affaire serait réglée. Je crois que Didier Martin n’a jamais vu le contrat entre son distributeur numérique et les plateformes de streaming ! Sinon, il ne ferait pas cette proposition de taxer davantage les plateformes. Ce n’est pas une solution réaliste. Aucune plateforme n’est rentable. Leurs marges sont modestes eu égard aux investissements à mener. C’est un fait indéniable. S’il s’agit pour les répertoires spécialisés de rester sur ces plateformes, alors l’argent supplémentaire qu’il faudra leur donner d’une manière ou d’une autre ne peut venir que de concessions de la Variété en général, genre musical qui domine largement chez les Majors et chez les Indépendants !
  • Si en revanche les trois Majors et les indépendants ne parviennent pas à se mettre d’accord pour un modèle économique plus vertueux en faveur des répertoires spécialisés, alors les producteurs indépendants classiques et d’autres genres minoritaires devront envisager de sortir des plateformes, en partie ou en totalité. C’est tellement évident ! J’ai déjà eu l’occasion de faire remarquer depuis des années que dans tant d’autres industries les réseaux de distribution sont évidemment différenciés selon les types de produits ! Cela s’appelle une distribution sélective. La décision est entre les mains des producteurs, et d’eux seuls.

Le principal problème de ces quinze dernières années vient de ce que les labels classiques ont été paresseux, ne voulant pas affronter le problème de la distribution numérique, un monde qui leur était tellement étranger et qu’ils auraient tellement voulu ne jamais connaître. Ils ont été heureux de publier (je ne dis pas « produire »…) toujours plus de disques avec l’argent public, avec en France l’argent des sociétés de gestion collective, ou bien l’argent des musiciens, ou des ensembles subventionnés ; des enregistrements qui ne rapportent plus rien, car le modèle économique actuel de streaming n’est PAS adapté à des genres comme la musique classique. Sans parler de la nouvelle concurrence de la vidéo gratuite. »

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