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France : Estelle Lowry, à la tête d’une Maison de la Musique Contemporaine en chantier

Nommée en octobre 2019, la directrice de La Maison de la Musique ContemporaineEstelle Lowry a pris officiellement ses fonctions en juillet 2020, date de la fusion des trois associations existantes : le Centre de Documentation de la Musique Contemporaine (CDMC), la Musique Française d’Aujourd’hui (MFA) et la Musique Nouvelle en Liberté (MNL). Une seule et même entité qui rassemble et croise les ressources et les moyens d’action de ces organismes historiques en vu d’un projet transversal. Pour ResMusica, la directrice revient sur le fonctionnement et les actions d’une Maison née en pleine pandémie et qui doit faire face à la situation plus que difficile que connaît aujourd’hui le monde de la Culture.

Article et entrevue complète par Michèle Tosi pour RESMUSICA : http://bit.ly/2ZPT7Xk

Extraits :

RM : La MMC, poursuivant les missions de MNL et MFA, a d’abord vocation d’aider financièrement les créateurs dans leur projet compositionnel et discographique. Comment ces aides se concrétisent-elles ?

EL : En ce qui concerne l’aide à la création, nous allons mener une politique de co-commandes avec accompagnement financier pour permettre une meilleure diffusion des œuvres nouvelles et leur offrir la possibilité d’être reprises dans d’autres lieux et devant d’autres publics. Quant aux projets discographiques, ils bénéficieront toujours d’une aide financière qui se recentre, au sein de la MMC, sur la musique contemporaine dite “savante” (écrite ou sur support), le jazz et les musiques du monde étant transférés vers d’autres structures d’accueil.

RM : Autre mission qui vous tient à cœur, celle d’instaurer la parité en encourageant et en soutenant le travail des compositrices. Le problème s’est posé très récemment concernant la pré-sélection du GPLC.

EL : On a en effet constaté qu’il n’y avait pas suffisamment, sur le marché du disque, de CD monographiques de compositrices. Un état de fait qui nous incite à aider et accompagner la création féminine dans le secteur discographique mais aussi à repenser les critères de sélection du GPLC : en faisant appel à d’autres supports numériques, dans un contexte où le disque, en tant qu’objet physique, menace de disparaitre. Nous pensons notamment aux enregistrements de « Création mondiale » d’Anne Montaron sur France Musique qui fait une très large part à la création féminine ou à des captations de concerts à Radio France qui garantissent une qualité des supports. Ces nouvelles dispositions concernent la prochaine sélection du GPLC et nous voudrions les communiquer officiellement lors de la Journée Nationale qui aura lieu le 25 mars prochain à la Maison de la Radio. Il est important de donner une image la plus large et la plus diverse possible de la création d’aujourd’hui aux lycéens et collégiens qui la découvrent.

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