COVID-19

Belgique – Carte blanche sur le secteur culturel: ceci n’est pas une réouverture

Les indicateurs épidémiologiques sont au vert ! Parmi d’autres assouplissements, cela va permettre la relance des activités culturelles dès ce 9 juin. Enfin une bonne nouvelle pour la culture, vraiment ? En réalité, cette reprise estivale est loin d’être praticable pour tout le monde : mauvaise temporalité, conditions strictes et discriminantes, zones de flou persistantes… Mais surtout, les perspectives à plus long terme sont alarmantes.

Le diable dans les détails

Le Codeco a donc choisi la date du 9 juin pour cette reprise, soit en pleine période d’examens et de beau temps, en fin de saison théâtrale et à quelques semaines des grandes vacances. Une temporalité loin d’être idéale pour la réouverture des lieux.

D’autant que si la relance progressive des activités a été annoncée le 11 mai, c’est seulement le 20 mai que les modalités pratiques ont été partiellement précisées, et le 4 juin qu’a été publié l’Arrêté ministériel faisant loi. Cinq jours avant le Jour J ! Comment se préparer dans des délais aussi courts et avec une telle incertitude réglementaire ? Car outre les aspects pratiques habituels et la préparation d’une programmation, il s’agit de comprendre les nouveaux protocoles et leurs mises-à-jour successives, adapter les lieux et les usages, calculer combien de spectateurs pourront être accueillis et évaluer la viabilité de ces conditions, avant de pouvoir lancer des réservations…

À quelques jours de la date fatidique, des incertitudes planaient toujours sur les jauges admissibles et sur le caractère contraignant ou non des normes de ventilation. En cause : des retards de traduction et des différences d’interprétation liés aux nouveaux outils algorithmiques (« Covid Event Risk Model » et « Covid Infrastructure Risk Model ») devenus une étape obligée tant pour l’organisation d’un événement ponctuel que pour la réouverture d’un lieu. Développées par le lobby de l’industrie événementielle avec le soutien de la Région flamande, ces usines à gaz administratives soumettent désormais les organisateurs au bon vouloir de leur administration communale, plafonnent le nombre de spectateurs·rices (en juin : 200 en intérieur, 400 en extérieur) et fixent des mesures de distanciation dont résultent, selon les salles, des jauges d’environ 30 à 50 %…

Ces règles sont difficilement compatibles avec la viabilité des activités culturelles, mais elles induisent aussi une perte de sens et de motivation pour les équipes organisatrices et les artistes qui vont ainsi se produire devant des salles aux trois quarts vides. Voilà pourquoi de nombreux lieux et festivals n’ont pas d’autre choix que de passer leur tour cet été encore, en espérant des mesures plus clémentes pour la rentrée.

Une logique discriminante et consumériste…..

Suite de la Carte blanche complète Par StillStanding for Culture dans le Soir du 08.06.2021 : https://bit.ly/3crLkWq

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