Afrique

Afrique : En marge du Midem Africa, qui se tient virtuellement du 28 juin au 1 juillet 2021, Alexandre Deniot, directeur du Midem, partage ses points de vue sur le secteur musical du continent africain.

Vous parlez du Nigeria, qui grâce à son afrobeat, est en train de conquérir le monde après s’être imposé sur le continent, alors que l’Afrique francophone avec sa rumba et son coupé-décalé n’a pas la même visibilité que le pays de Fela Kuti. Comment doit-elle s’y prendre pour être plus présente sur le marché international ?

Après, c’est difficile, je ne suis pas là pour donner des leçons. Ce que je disais avant, c’est la capacité de digérer ce qui se passe dans le monde et les musiques qui fonctionnent pour pouvoir les intégrer dans une musique qui garde son identité locale, mais qui est plus adaptée pour s’internationaliser. Les musiques qui sont ancrées trop locales, c’est difficile pour l’exportation. Il y a un besoin de trouver la clé qui permet à cette musique d’être plus globale. On voit qu’il y a beaucoup d’artistes d’Afrique francophone qui font des collaborations avec des artistes français et belges. Les collaborations, les échanges entre artistes qui gagnent différents pays permettent justement ce mélange de cultures.

Mais on remarque que les artistes francophones ont du mal à s’introduire dans un marché mature comme les États-Unis que leurs collègues de la zone anglophone. La barrière linguistique, est-elle la cause principale ?

La langue peut être forcément un obstacle. Les artistes anglophones qui se connectent aux États-Unis parce qu’ils parlent la même langue, ça facilite un peu les choses. Mais, il y a eu des succès d’artistes qui ne parlaient pas du tout anglais pourtant ça a marché aux USA. Après, le marché américain est le plus difficile à percer, je parle de gros artistes comme le chanteur britannique Robbie Williams, qui n’a jamais réussi à percer le marché américain alors que c’est une superstar en Europe. Les États-Unis ne sont pas forcément le Saint-Graal, c’est-à-dire un artiste africain francophone peut réussir de façon importante sans être présent en Amérique, ce n’est pas une nécessité.

Article complet par Walter Badibanga dans Musicianfrica : https://bit.ly/360AbZ3

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