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France : Replacer les compositrices et compositeurs vivant·e·s au cœur des institutions symphoniques

Le Syndicat français des compositrices et compositeurs de musique contemporaine (SMC) publie un rapport s’appuyant sur une large enquête qui décrit les grandes tendances de programmation de douze orchestres majeurs du paysage symphonique français sur la période 2017–2020 et qui vise notamment à faire entendre la voix des compositrices et des compositeurs vivant·e·s auprès de la mission relative au secteur symphonique permanent menée par Anne Poursin et Jérôme Thiébaux. Huit grandes préconisations concluent ce rapport et proposent des solutions pour améliorer la place de la musique contemporaine et de ses acteurs au cœur du projet des institutions symphoniques.

Les résultats accablants de l’enquête du SMC montrent que les orchestres jouent, pour l’écrasante majorité de leur répertoire, des œuvres écrites avant 1950. Seules 2% des œuvres jouées sont des créations.
Depuis quelques décennies, l’orchestre a diversifié son répertoire : le jazz, la chanson et les musiques de film ont intégré le répertoire orchestral. Ajoutés aux extraits d’opéras, d’opérettes ou les comédies musicales, les genres « non-symphoniques » prennent désormais une place croissante dans la programmation et sont davantage valorisés par des reprises en concert. A contrario, les musiques symphoniques « traditionnelles », en particulier celles écrites après 1950, semblent de plus en plus menacées de disparition.

Pour améliorer la présence de la musique contemporaine et de ses créatrices et créateurs, le SMC préconise notamment :

  • de programmer davantage d’œuvres composées après 1950 et de manière équilibrée sur l’ensemble de la saison ;
  • programmer plus de créations et ce de manière plus régulière ;
  • de valoriser les créations en mettant davantage en avant le travail de la compositrice ou du compositeur dans les notices de programme, en les jouant au moins deux fois par concert et en prévoyant des reprises 3 à 5 ans après les premières ;
  • de renforcer les politiques de résidences en s’appuyant sur une convention type de résidence ;
  • de porter une attention particulière à la diversité, aussi bien dans la parité entre les compositrices et les compositeurs que dans l’équilibre entre les différentes générations ;
  • d’accorder systématiquement le temps de répétition nécessaire pour que chaque œuvre nouvelle soit créée dans les meilleures conditions artistiques possibles ;
  • d’engager une réflexion sur la rémunération des commandes.

Communiqué complet en suivant ce lien : https://bit.ly/3Atfzqk

Pour accéder au rapport complet : https://bit.ly/2TqzpCb

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