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France : « Pour une République de la Musique » – 13 propositions (Tous pour la Musique)

La France doit rattraper son retard dans la démocratisation d’une culture musicale (éducation, pratique, reconnaissance) de masse dont les vertus cognitives, pédagogiques et sociétales sont pourtant avérées. Pour faire de la France un peuple de musiciens, l’action doit se concentrer sur l’école, sur les innovations et le numérique, mais aussi sur les nouveaux usages pédagogiques, qui, au-delà de la pratique, forment les citoyens aux valeurs de l’écoute et du lien.

Les 4 engagements et les 13 propositions sont issus d’une grande consultation de l’ensemble des professionnels : auteurs, compositeurs, artistes interprètes, musiciens, éditeurs, producteurs, managers, entrepreneurs de spectacles (producteurs de spectacles, diffuseurs, festivals, exploitants de salles), les distributeurs de musique physique et numérique, les fabricants d’instruments de musique, les attachés de presse.

13 propositions :

  • Enclencher une révolution pédagogique de la musique à travers un « Pacte pour le Savoir Musical  », dont les écoles et les collèges sont le centre névralgique (sur le modèle du « Savoir Rouler  » ou « Savoir Nager  »).
  • Soutenir l’adoption d’innovations numériques dans la pratique et l’apprentissage de la musique, complémentaires de l’enseignement traditionnel.
  • Démocratiser un « Erasmus de la musique  » facilitant les échanges européens entre étudiants et entre universités pour développer une culture musicale partagée.
  • Avec l’ensemble des parties prenantes, initier en urgence des Etats généraux de la musique dans les territoires pour organiser une nouvelle gouvernance et assurer une meilleure cohérence et efficacité des politiques publiques entre les diverses entités représentatives de l’Etat, des collectivités et de la filière. Ils porteront sur des sujets concrets comme l’école, l’accès et la promotion de la musique, la diversité musicale, les contrats de filières du CNM avec les collectivités locales, les subventions publiques favorisant l’accès à la musique (prix des billets ou abonnements), le soutien à la transition écologique des acteurs de la filière. La Loi Notre ayant laissé à l’ensemble des collectivités la compétence culture, elles y seront toutes associées.
  • Lutter contre les déserts musicaux et l’injuste concentration de l’offre musicale en zone dense, en défendant une « Musique du quart d’heure», avec une densification du maillage territorial en lieux mixtes, de création, de pratique, d’écoute et en points de distribution de produits musicaux, accessibles à tous à moins de 15 minutes de trajet.
  • Lancer un label national « Communes Musicales de France  » / « Musique en ville et en village  », défini et animé par la filière, à l’instar d’initiatives internationales (Music Cities Network) ou d’autres secteurs (design, culture, etc.).
  • Défendre la place des auteurs, des artistes, de la création et de la diversité musicale dans les médias, en contractualisant avec les chaînes TV et radio et en développant le potentiel des nouveaux médias.
  • Soutenir les artistes et renforcer le modèle social des métiers de la musique
  • Orienter les politiques publiques vers la promotion de l’égalité femme/homme dans la filière, dans les vocations, les carrières, l’exposition des œuvres et des artistes. Poursuivre le dispositif de lutte contre les violences sexuelles et sexistes.
  • Favoriser le rayonnement à l’international de la production musicale française et francophone.
  • Lancer une grande campagne nationale de communication, fédérant un maximum d’acteurs publics et privés aux côtés des artistes et de tous les professionnels de la musique et du spectacle vivant, pour encourager le public à retrouver le chemin des salles de spectacles, des concerts et des festivals. Elle visera à rassurer les spectateurs, à leur apporter de la visibilité sur des protocoles qui ont souvent changé et à redonner l’envie aux Français de se retrouver, ensemble, alors même qu’ils ont modifié leurs habitudes de vie quotidienne depuis plus de deux ans.
  • Assurer des financements structurants à la filière musicale, en identifiant de nouveaux mécanismes proportionnés aux enjeux.
  • Pérenniser et renforcer le financement du CNM, au-delà de la crise sanitaire.

Pour le détail des propositions : https://bit.ly/3svATrY

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