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CANADA – Loi sur la radiodiffusion : Pour les musiques d’ici, le projet de loi C-11 pourrait tout changer… pour le meilleur ou pour le pire.

La musique est partout autour de nous : dans nos foyers, dans les lieux publics, dans nos écouteurs, dans nos voitures, dans nos souvenirs. Parfois, nous la choisissons ; souvent, elle arrive à nous. Au Québec, en partie grâce à un écosystème réglementaire qui assure depuis des décennies sa mise en valeur dans les médias traditionnels, cette musique qui nous entoure et rythme notre quotidien est, de façon majoritaire, le fait d’artistes d’ici. Si bien qu’au moment de débourser, la moitié de nos achats de musique vont à des albums, physiques comme numériques, québécois. Un résultat exceptionnel, qui nous a permis de bâtir une industrie de la musique viable pour un grand nombre d’artistes et d’entreprises indépendantes locales.

Mais depuis quelques années, ce cercle vertueux rouille sous nos yeux. Alors que notre consommation musicale s’est transformée, le cadre réglementaire qui l’entoure est resté figé, permettant aux entreprises numériques, presque toutes étrangères, de s’y soustraire.

Ainsi, contrairement aux radios commerciales, publiques ou satellites, Spotify, Apple Music, Amazon Music, YouTube ou TikTok n’ont pas à soutenir le financement de notre musique ni à stimuler sa découverte. Les conséquences sont réelles et alarmantes : au Québec, à peine 8 % de la musique écoutée sur les services d’écoute audio en continu est locale, selon des données fournies par Luminate et analysées par l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ).

La modernisation de la Loi sur la radiodiffusion en est à sa seconde tentative. Nous devons compter sur un texte législatif fort, sans quoi notre musique sera condamnée à la marginalisation dans un univers dominé par les grands tubes américains.

Texte complet signé par différents représentant.e.s du secteur musical dans LA PRESSE : https://bit.ly/38CJXp7 * Cosignataires : Annie Morin, ARTISTI ; Jérôme Payette, Association des professionnels de l’édition musicale (APEM) ; Luc Fortin, Guilde des musiciens et des musiciennes du Québec (GMMQ) ; David Bussières, Regroupement des artisans de la musique (RAM) ; Andrea Kokonis, Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SOCAN) ; Thomas Jolicœur, Société de gestion collective des droits des producteurs de phonogrammes et de vidéogrammes du Québec (SOPROQ) ; Alexandre Alonso, Société professionnelle des auteurs et compositeurs du Québec (SPACQ)

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