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Rémunération du streaming : une réponse à la domination culturelle mondiale des services de streaming européens/américains

La « rémunération du streaming » est une proposition faite à l’OMPI par Chris Castle et le professeur Claudio Feijoo pour que les plateformes de streaming versent une redevance distincte non récupérable aux artistes et aux musiciens de session. Elle comporte quatre éléments :

  1. Le manque de contribution culturelle locale des streamers : Spotify n’a été soumis à aucune protection du contenu local qui serait en place pour les radiodiffuseurs locaux. Les listes de lecture d’entreprise qui excluent la musique locale contribuent à la destruction des économies musicales, y compris des interprètes. Les interprètes locaux ont encore plus de mal à concurrencer le répertoire anglo-américain, même dans leur propre pays.
  2. Règles relatives au contenu local : Étant donné que les listes de lecture en continu, en particulier les listes de lecture d’entreprise de Spotify ou les enregistrements sélectionnés par algorithme, sont un équivalent de la radio radiodiffusée, la question se pose de savoir si les gouvernements nationaux devraient réglementer les services de lecture en continu opérant dans leur pays pour exiger des règles de contenu local. La mise en œuvre de telles règles pourrait profiter aux interprètes et aux auteurs-compositeurs locaux dans un environnement autrement insoutenable.
  3. L’erreur de l’espace de stockage infini : Le modèle de rémunération en continu exige que les services de diffusion en continu, et non les maisons de disques, versent une rémunération supplémentaire aux artistes interprètes, qu’ils soient ou non mis en vedette. La rémunération pour la diffusion en continu serait créée en vertu du droit national et serait de nature compensatoire, et non une somme d’argent versée en échange d’une licence.
  4. La domination des entreprises européennes : De nombreuses lois nationales de protection de la culture ont toujours soutenu la culture et les musiciens locaux face à l’emprise du Top 40 anglo-américain. Il n’y a aucune raison de penser que ces organismes ne sont pas en mesure de protéger leurs citoyens face aux algorithmes et au neuromarketing.

Le texte plus complet en anglais peut être lue sur The Trichordist : https://bit.ly/3TNm6Fj

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